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VIH/SIDA en Mauritanie La pandémie reste stable Posté le 30 November 2007 à 11:15:55 Coulibaly A propos de Santé29 novembre 2007 : VIH/SIDA en Mauritanie : La pandémie reste stable Le taux de prévalence du VIH/SIDA en Mauritanie est de 0,61% soit 5070 cas, révèle le dernier rapport sur la pandémie de l’institut national de recherches en santé publique 2006-2007, publié à l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA, le 1er décembre. L’épidémie du VIH/SIDA reste stable, depuis 2001 où on avait enregistré 0,57% (4204 cas). Le taux avait atteint 0,83% (2394 cas) en 2003 et 0,8% (5126) en 2005. La ville de Nouadhibou se situe au dessus de la moyenne. De 1,01 % (590 cas) en 2001, le taux de prévalence est passé à 1,48% soit 606 cas dans cette ville. L’analyse statistique de la séroprévalence au niveau des différents sites et de l’échantillon global ne montre, estiment les auteurs de ce rapport, aucune différence significative au cours des dernières années. De 0,33 % (51495) cas en 2001 à Nouakchott, le taux a nettement régressé à 0,62 % soit 1290 cas. A l’heure actuelle, 1579 personnes vivants avec le virus sont suivies. 800 sont mises sous ARV soit 50 %. Ce qui va au-delà des recommandations de l’OMS. Quant à la fourniture en anti rétroviraux (ARV), la Mauritanie ne connaît aucun problème lié à la rupture des stocks. Toujours dans la même optique, aucune rupture de traitement n’a été enregistrée. La gestion stratégique de la réponse nationale au VIH/SIDA tourne autour d’un certain nombre d’axes stratégiques. C’est dans ce cadre que la réponse nationale s’est orientée vers la réduction des risques de transmission des IST/VIH ainsi que la réduction de la vulnérabilité des individus, des familles et des communautés au VIH/SIDA. Il était important que les populations aient une meilleure connaissance de l'épidémie à IST/VIH/SIDA, et des comportements. Il était nécessaire également que les personnes vivant avec le VIH puissent accéder aux soins conseils médicaux, communautaires, traditionnels et au soutien socio-économique. Prise de conscience Au cours de la phase expérimentale, des progrès ont été réalisés, au niveau du secteur de la Santé. C’est ainsi que le centre de traitement ambulatoire de Nouakchott (CTA), opérationnel depuis décembre 2004 et performant, assure une prise en charge répondant aux normes et totalement gratuite. Environ 1450 personnes sont suivies, dont 770 sous ARV. 12 centres de dépistage anonyme et gratuit ont été mis en place à Nouakchott et dans les régions (3 à Nouakchott, 2 à Néma, Rosso, Kiffa, Zouérate et 1 Nouadhibou, Atar, Sélibaby). A ce jour, 20568 personnes ont été dépistées. La prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), qui consiste à procéder à un dépistage gratuit des femmes enceintes, a enregistré des résultats probants. Après un démarrage difficile, la prévention de la transmission mère et enfant est en progression. 10 centres (Aleg, Boghé, Kaédi, Kiffa, Selibaby et 5 centres à Nouakchott) ont été ouverts. 4717 femmes enceintes ont été dépistées, dont 37 se sont révélées positives. En outre, il a été procédé à l’ouverture de 12 sites sentinelles pour la surveillance épidémiologique et une meilleure sécurisation du sang transfusé. Face à l’épidémie du VIH/SIDA, on note de plus en plus une prise de conscience, un changement de comportement au niveau de la population mauritanienne grâce au travail de proximité enclenché par le SENLS et les ONG nationales. Au niveau de la société civile, le nombre d’initiatives d’ONG/OCB financées en 2006 a été multiplié par cinq par rapport à 2005 (542 contre 110), dont 95% ont été gérées au niveau régional.776 791personnes ont été touchées par la sensibilisation en 2006 et 934 130 en mai 2007. On note une meilleure visibilité des personnes infectées. Il ne faut pas perdre de vue que les secrétariats exécutifs régionaux ont été redynamisés et leurs actions contribueront à l’amélioration de ces chiffres. Le secteur privé n’a pas été épargné par la sensibilisation. En effet, une convention a été signée avec la Coalition des entreprises qui cible 80000 employés. Les défis majeurs à relever doivent tourner autour de la consolidation des acquis. D’autant plus que les spécialistes ne manquent pas de souligner que la lutte contre le SIDA étant un processus de longue haleine, il va falloir consolider les acquis, maintenir un engagement fort de tous les acteurs et passer à l’échelle». Dans le domaine institutionnel, il s’agira d’impulser l’appropriation de la lutte contre le SIDA par les autorités. Sans oublier la redynamisation des Structures régionales et le renforcement du plaidoyer ainsi que l’amélioration du cadre du partenariat. Il est opportun d’impliquer davantage le secteur privé et l’engager à faire des contributions substantielles. La lutte contre le SIDA en Mauritanie s’est renforcée par un appui financier substantiel du Fonds mondial d’un montant de 6 millions de Dollars américains pour une période de deux ans avec possibilité d’extension vers une deuxième phase d’un montant de 9 millions USD. En plus de la contrepartie de l’État de 322 millions d’Ouguiyas, depuis 2003, la banque mondiale avait octroyé, depuis 2004, 21 millions de dollars. THIAM MAMADOU LE CALAME N°616 du 29 novembre 2007 Note: Info source : Le Calame (Mauritanie)
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