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SNIM : 60 familles dans la détresse Posté le 18 October 2007 à 02:36:36 CEST Sujet: Les infos de l'actualité 18 octobre 2007 : SNIM : 60 familles dans la détresse Prés de 60 familles attendent d'être jetées dehors par la SNIM. Ces familles, démunies pour la plupart, squattent depuis quelques années des logements abandonnés à la cité SNIM. Ces logements 3-piéces ont été abandonnés par leurs propriétaires légaux sous le prétexte -vrai certes- de vétusté et de menace d'écroulement. Les ayant -droit ont donc été relogés non sans avoir emporté jusqu'aux sanitaires. Depuis 1990 ces maisons sont abandonnées progressivement .Elles sont ainsi devenues de vraies décharges d'ordures et de cadavres d'animaux. Les 60 maisons sont devenues des lieux de refuges des chiens et de chats. Les tas d'immondices sont géants au point d'empoisonner l'air du reste de la cité. Des dunes de sables ont envahi les lieux. C'est au milieu de cette situation que quelques familles en détresse ont demandé à la SNIM de leur permettre d'occuper les lieux. La SNIM, dans un élan de solidarité leur a octroyé les lieux. Les familles ont commencé un long travail de nettoiement des écuries d'Augias. Ce long travail patient a payé. Après des mois de dur labeur les lieux sont devenus hospitaliers au point d'accueillir des milliers de personnes. Les nouveaux propriétaires ont aménagé. Sans eau ni électricité. Qu'importe. Puis des branchements sauvages sont faits. Dans l'indifférence générale. Car personne l'énergie dans ce quartier comme ailleurs. Puis la situation des nouveaux venus crée des envies. D'anciens propriétaires tentent de revenir boutant dehors les plus faibles. Les squatters s'organisent et saisissent la justice. Première victoire. L'ancienne direction de la société recule. Mais ne baisse pas les bras. D'autres tentatives s'en suivront sans résultat. Le nouveau directeur de la SOMELEC et ancien directeur de la SNIM revient à la charge. Sous prétexte que ces familles consomment trop de courant à la charge de la SOMELEC. Les fils sont coupés. Début octobre la SOMELEC saisit la SNIM. Cette dernière décide de passer en force .Les familles ont jusqu'à ce soir (15 octobre) pour déguerpir. Sinon la force publique le fera. Certaines familles ont accepté l'ultimatum mais réclament des indemnités car y ont investi beaucoup d'argent. La majorité refuse de partir."Nous sommes prêtes à affronter les militaires pour garder ces maisons " crient les femmes visiblement plus remontées que les hommes. Si la SNIM mettait à exécution sa menace, ce serait des centaines de personnes jetées à la rue. ATHIE YOUSSOUF CP /NOUADHIBOU La Tribune N°370 du 16/10/07 Note: Info source : La Tribune (Mauritanie)
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