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AFP - Jeudi 9 août, 07h40PEKIN (AFP) Cinq personnes sont actuellement jugées dans le sud de la Chine pour leur responsabilité dans la production d'un médicament ayant tué treize malades, a annoncé l'agence Chine Nouvelle dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce procès s'ouvre alors que les autorités chinoises, prises dans un tourbillon de scandales récents, ont promis de durcir les contrôles de qualité et les punitions en cas d'infractions aux règles de sécurité alimentaire et pharmaceutique. Le gouvernement a aussi fait savoir mercredi qu'il avait approuvé en 2005 une enveloppe de plus d'un milliard de dollars pour renforcer les contrôles dans ces secteurs. Les cinq personnes, qui comparaissaient mercredi devant une Cour de la province du Guangdong (sud), sont d'anciens employés d'une compagnie pharmaceutique du nord-ouest de la Chine. Ils sont accusés d'avoir laissé un composant mortel entrer dans la fabrication d'un médicament: du diglycol ou diéthylène glycol, pouvant être utilisé pour fabriquer de l'antigel. En avril 2006, la drogue avait été administrée à une quinzaine de patients d'un hôpital de Canton. Treize étaient décédés d'une défaillance rénale. Sur le banc des accusés, outre le directeur de l'entreprise fermée après le drame, figurent notamment son ancien responsable des achats et la chef du laboratoire qui n'avait pas tenu compte de résultats de tests pratiqués sur la substance incriminée. La Chine est régulièrement sur la sellette en matière de sécurité alimentaire et pharmaceutique mais les scandales ont été particulièrement nombreux ces derniers mois, touchant dentifrices, produits de la mer, pneus ou aliments pour animaux. Parallèlement, plusieurs hauts responsables ont été condamnés, dans deux cas au moins à la peine de mort (dont un avec sursis) pour avoir laissé sur le marché des produits potentiellement dangereux, moyennant pots de vin. L'ancien directeur de l'Administration d'Etat de l'alimentation et des médicaments, Zheng Xiaoyu, qui avait rang de ministre, a ainsi été exécuté en juillet pour avoir touché 6,4 millions de yuans (620.000 euros) de pots-de-vin d'entreprises pharmaceutiques, selon les autorités. Mercredi, après avoir dévoilé le budget décidé en 2005 pour le contrôle de qualité et de sécurité --quelque 8,8 milliards de yuans--, la porte-parole de cette administration a cependant affirmé que "la situation s'était déjà grandement améliorée". "Mais nous devons renforcer nos efforts", a ajouté Yan Jiangying.
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